1001 fontaines pour demain.
Florette a été interpelée il y a quelques temps au 20h par un reportage sur un jeune homme, reconnu comme l'un des 10 jeunes les plus remarquables de la planète.
Ce jeune homme est Cambodgien. Il a fait ses études là-bas, avant de venir faire l'école des Eaux et Forêts en France. Pourqui a t'il été retenu? Il a amélioré et installé un système de purification de l'eau par UV, permettant à 10 000 personnes d'accèder à une eau potable dans leur village. L'association s'appuie sur des ONG en place dans les pays (étude de la cohérence du projet, population touchée, éducation...) et dans les villages sur 2 personnes responsables du système (et rémunérées pour cela). Le projet s'appelle 1001 Fontaines pour demain.
Il y a un très bon blog sur libé (oui, oui, il y a parfois des trucs bien sur libé) qui a recontré les participants à ce projets.
Ce qui m'a touché dans ce projet, c'est le fait que l'humanitaire s'appuie d'abord sur la réalité culturelle et économique du terrain. Ce n'est pas un placage de notre mode de fonctionnement pour répondre à un besoin. Ca part certe d'un bon sentiment, mais n'est pas toujours très cohérent ou réfléchi.
Je me souviens d'un reportage dans un village frappé par le tsunami en 2004. Des associations avaient fourni à un village une vingtaine de petits bateaux de pêche pour remplacer ceux perdus alors. Seulement, il s'agissait de petites barques. Avec les nouveaux bateaux, ce village partait plus loin, péchait plus que leurs voisins, vendaient moins cher le poisson sur les marchés et ruinaient le village d'à côté...les pécheurs voisins venaient donc s'embaucher sur les magnifiques chalutiers et délaissait leur pêche traditionnelle qui nourrissait au passage leur famille. Un exemple de la mondialisation des bons sentiments.
Bon, et si le reportage a retenu mon attention, c'est surtout parce que Chay Lo a fait ses études au cambodge et en France par l'intermédiaire d'une association de parrainage "Enfants du Mékong", dont nous sommes parrains depuis 7 ans maintenant.
Une amie était partie 1 an comme volontaire en Thaïlande (bambou), et à son départ monsieur Florette s'est engagé comme parrain d'une petite Alissa de 8 ans. Elle en a 15 maintenant, continue sa scolarité et nous envoie régulièrement des nouvelles. De notre côté nous lui faisons partager notre petite vie familiale.
Je ne sais pas comment sera sa vie d'adulte. Mais nous aurons à notre mesure permis sa scolarisation, l'obtention d'un métier, qui la fera vivre ainsi que sa famille.
A ceux qui nous disent que l'on devrait d'abord s'occuper de la misère chez nous, j'ai envie de dire que nous en prenons également notre part (ne serait-ce que par nos impôts!), mais que la construction de ces pays ne passe pas par la fuite de leur jeunesse et de leurs forces. J'ai la faiblesse de croire que l'on est plus heureux près de sa famille et de ses racines que dans un hôtel surpeuplé du XIIIè, si tant est que son pays offre des opportunités. Et ces opportunités, je veux bien aider à les créer.