mercredi 15 avril 2009
Ami entends-tu...
Ayant entendu hier l'annonce du décès de maurice Druon, j'ai eu un petit coup de nostalgie. J'ai littéralement dévoré les Rois maudits, lus en une semaine quand j'avais 12 ans. Je me revois en vacances dans notre appartement espagnol, et Robert d'Artois a pour moi l'odeur des pins. De même aucune de mes Boulettes n'aurait pu s'appeler Mahaut (quoique, quel caractère!). Clémence pas contre...
J'ai dû voir 5 ou 6 fois la série que Claude Barma en a tiré (Jean Piat, les plus beaux yeux de la scène française), mais aucune la version de Josée Dayan.
Les Grandes Familles c'est Rennes, le bouquiniste à côté de Pronuptia (on a les repères que l'on peut :-)) et ma chambre d'étudiant, une tasse de thé à la main.
De même, je ne peux pas entendre le Chant des partisans sans avoir les larmes qui montent aux yeux. Il faut dire que je suis une fan de Kessel également...
Alors je ne suis peut-être qu'une vieille réac' (moi non plus je n'aime pas la féminisation des noms de métiers ou de charges, mais c'est un autre débat) mais à la question fallait-il en parler, je réponds oui et même plus,
Merci monsieur Druon
vendredi 10 avril 2009
Vendredi Saint

Retable d'Isenheim, scène centrale
Parce que être catho ce n'est pas seulement l'art de polémiquer, quelques repères pour mieux comprendre le vendredi saint. source
C'est d'abord à Jérusalem que l'on a célébré le Vendredi saint.
A Rome, la célébration du Vendredi saint n'apparaît qu'au VIIème siècle. On trouve deux types de cérémonie. Il y a d'une part la liturgie papale qui comprend seulement la lecture de la passion selon St Jean et une longue prière universelle. On voit d'autre part la liturgie célébrée dans les paroisses. Elle comporte l'exposition de la croix sur l'autel, la lecture de la passion selon St Jean, la récitation du Pater, la vénération de la croix et la communion. C'est ce deuxième type de célébration qui se répand dans les pays francs.
Au XVIème, l'office fut reporté au matin et les fidèles participent plutôt au chemin de croix vers 15 h. En 1955, la réforme liturgique a rétabli l'office le soir.
Le "chemin de croix" est proposé à la prière des croyants, disciples de Jésus, qui cherchent à méditer les derniers moments de la vie de Jésus, non pour en contempler la souffrance, mais pour en recevoir inspiration et ressourcement. "Il nous a aimés jusqu'à en mourir, et mourir sur la croix. C'est pourquoi Dieu l'a élevé souverainement" (Lettre de Paul aux Philippiens)... Depuis le 14° siècle, les franciscains, responsables des lieux saints, ont imaginé et diffusé, dans les églises ou en plein air, des tableaux évoquant les scènes de la passion du Christ, permettant ainsi aux fidèles ne pouvant se rendre en pèlerinage à Jérusalem d'accomplir la même démarche et dévotion. A partir du 18° siècle, on retiendra 14 stations, ou "lieux où l'on se tient". Selon l'artiste ou l'interprétation, l'une ou l'autre des représentations peut différer quelque peu. Le souci étant de méditer la vie du Christ jusqu'en sa mort, et passer avec lui vers la résurrection. Depuis 1958, l'habitude s'est prise avec le chemin de croix de Lourdes, d'ajouter une 15ème station: "avec Marie et le tombeau vide, signifier l'espérance de la résurrection". Le chemin de croix ne s'arrête pas au tombeau, il est invitation au passage avec le Christ, de la mort vers la Vie, du péché vers le pardon. La veillée dans la nuit de Pâques évoque ce passage de la nuit à la Lumière. (source)
Ière Station - Jésus est condamné à mort
IIème Station - Jésus est chargé de sa Croix
IIIème Station - Jésus tombe sous le poids de sa Croix
IVème Station - Jésus rencontre sa très Sainte Mère
Vème Station - Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa Croix
VIème Station - Une femme pieuse essuie la face de Jésus
VIIème Station - Jésus tombe pour la seconde fois
VIIIème Station - Jésus console les filles de Jérusalem
IXème Station - Jésus tombe pour la troisième fois
Un chemin de croix adapté aux enfants
samedi 11 octobre 2008
C'est d'actualité
Florette n'ayant pas trop d'idées en ce moment, juste un petit clin d'oeil piqué sur un blog du monde, le très bon Actu en patates de Vidberg. J'avoue être fan de ses dessins des sports non-olympiques (il faut fouiller un peu).
cliquer dessus pour voir en grand
Sinon je confesse ne pas trop savoir que penser de la situation actuelle. Ce qui me rassure c'est que nous n'avons plus rien en bourse, et avec l'achat de la voiture bientôt plus rien en banque non plus...Par contre dès qu'on parle de faillite bancaire outre-rhin je prête l'oreille pour vérifier que la banque de monsieur mon frère aîné n'est pas concernée. Si jamais tu te retrouves à la rue on peut t'héberger, les enfants seraient ravis (n'oublie pas d'emmener ta cave avec toi;-)).
mercredi 6 février 2008
Le quart d'heure américain
Quel vent d'américanisme passe sur la France ces derniers jours? Tout le monde se passionne pour les primaires américaines. Et l'on découvre derrière chaque auditeur de radio ou invité d'un plateau télé un spécialiste de l'Eléphant et de l'Ane.
Florette ne s'intéresse pas à tout cela. Je sais, ce n'est pas bien, mais pour le moment les deux candidats à l'investiture ne sont pas désignés et c'est simplement une bataille d'images. J'attends d'avoir un peu plus de concret pour me faire mon opinion.
La France, elle, a choisi Obama, enfin quand je dis la France, je parle de celle qui a le droit de s'exprimer, celle qui se voit. Et sur quels critères? Son programme sur la pauvreté, la sécurité sociale, les subprimes, ses objectifs économiques? Non, sur le critère le plus important: la couleur de sa peau! Et oui, les artistes soutiennent Obama car il est "afro-américain"!
Oui, et alors? "cela donnerait un signal fort d'intégration" est l'argument choc. Mais les Américains votent pour élire leur Miss ou leur Président? Si Hilary Clinton avait été en lice face à un autre "caucasian", c'était elle le bon choix car cela aurait donné un signal fort contre le sexisme?
Je n'aime pas cet espèce de guidage de la pensée que nous donne les médias, et que la majorité prend pour argent comptant. J'aime me faire mon opinion personnelle, et le seul critère de sexe ou de couleur ne me satisfait pas.
Là, généralement arrive le deuxième critère choc, sensé remporter notre adhésion absolue: "il est contre la guerre en Irak". Bien, ça tombe bien, moi aussi je trouve que le guerre c'est pas bien. Mais concrètement, qui sait ce qu'il propose pour en sortir? Parce que si c'est rapatrier tout le monde en laissant Chiites et Sunnites s'entre-tuer tranquillou, ça va être sympa le 20h. Remarquez, on n'en parlera plus, il ne se passera donc rien. Tiens, ça me rappelle d'autres guerres ça...
Et à part cela, qui connaît le nom des candidats Républicains? Et on ne googlelise pas, hein?
Edition du 7 janvier: j'ai été mauvaise langue vis-à-vis des médias; hier à C dans l'air Y Calvi a demandé ce qui différenciait les programmes des 2 Républicains. Réponse, il n'y en a pas! La question aura eu le mérite d'être posée...
D'ailleurs pour celles qui comme moi sont occupées à l'heure de diffusion, on peut voir les émissions en intégralité sur le site de france5; très utile pour repasser intelligemment.
jeudi 31 janvier 2008
Enfant de la télé
Pour faire écho au billet de Loga, Florette regarde beaucoup la télé (beaucoup moins depuis l'invention de l'ADSL), surtout les séries et les émissions de débat. Je regardais beaucoup les films, mais c'est une impression où il n'y en a presque plus ? Où est le film pour enfant du mardi soir, celui que j'avais le droit de regarder car il n'y avait pas école le lendemain? Où sont passés les films en NB et VO du cinéma de minuit? Heureusement qu'on a les cassettes à la maison. C'est la seule façon de voir les grands classiques.
Monsieur Florette n'a aucune culture télévisuelle, et c'est tout à son honneur. Mais du coup je ne peux pas partager mes souvenirs cathodiques avec lui. Et pourtant, petite puis ado la télé était ma compagne de tous les jours (ce qui ne m'a empêché ni de faire des études, ni de lire énormément). Beaucoup d'évènements politiques ou historiques me viennent avec l'image du petit écran: la chute du mur, Challenger, l'assassinat de Sadate ...
Tous les dessins animés, le Top 50 du samedi soir (on mangeait toujours au moment des 5 meilleurs, ça m'énervait), Fraggle Rock le dimanche soir en sortant du bain, prête à affronter la semaine d'école.
Plein de bons souvenirs et un cauchemar. Je ne sais pas pourquoi j'ai eu le droit de regarder, cela devait passer un samedi AM et Maman devait faire autre chose, mais cette série, dont je n'ai vu qu'un épisode m'a traumatisée pendant des années. Je me revoie cachée dans la salle de bain, porte ouverte, croyant qu'en ne passant que la tête dans le salon ce serait "moins pire", avec l'image du plancher de la grotte qui se soulève, brrr, encore maintenant ça me fait frissonner.
Allez, la bande annonce
Série TV - L'Ile aux trente cercueils
Et si vous êtes comme moi enfant des années 80 et de la télé, allez voir ce site, ma petite madeleine de Proust: tout sur les années 80
mercredi 21 novembre 2007
1001 fontaines pour demain.
Florette a été interpelée il y a quelques temps au 20h par un reportage sur un jeune homme, reconnu comme l'un des 10 jeunes les plus remarquables de la planète.
Ce jeune homme est Cambodgien. Il a fait ses études là-bas, avant de venir faire l'école des Eaux et Forêts en France. Pourqui a t'il été retenu? Il a amélioré et installé un système de purification de l'eau par UV, permettant à 10 000 personnes d'accèder à une eau potable dans leur village. L'association s'appuie sur des ONG en place dans les pays (étude de la cohérence du projet, population touchée, éducation...) et dans les villages sur 2 personnes responsables du système (et rémunérées pour cela). Le projet s'appelle 1001 Fontaines pour demain.
Il y a un très bon blog sur libé (oui, oui, il y a parfois des trucs bien sur libé) qui a recontré les participants à ce projets.
Ce qui m'a touché dans ce projet, c'est le fait que l'humanitaire s'appuie d'abord sur la réalité culturelle et économique du terrain. Ce n'est pas un placage de notre mode de fonctionnement pour répondre à un besoin. Ca part certe d'un bon sentiment, mais n'est pas toujours très cohérent ou réfléchi.
Je me souviens d'un reportage dans un village frappé par le tsunami en 2004. Des associations avaient fourni à un village une vingtaine de petits bateaux de pêche pour remplacer ceux perdus alors. Seulement, il s'agissait de petites barques. Avec les nouveaux bateaux, ce village partait plus loin, péchait plus que leurs voisins, vendaient moins cher le poisson sur les marchés et ruinaient le village d'à côté...les pécheurs voisins venaient donc s'embaucher sur les magnifiques chalutiers et délaissait leur pêche traditionnelle qui nourrissait au passage leur famille. Un exemple de la mondialisation des bons sentiments.
Bon, et si le reportage a retenu mon attention, c'est surtout parce que Chay Lo a fait ses études au cambodge et en France par l'intermédiaire d'une association de parrainage "Enfants du Mékong", dont nous sommes parrains depuis 7 ans maintenant.
Une amie était partie 1 an comme volontaire en Thaïlande (bambou), et à son départ monsieur Florette s'est engagé comme parrain d'une petite Alissa de 8 ans. Elle en a 15 maintenant, continue sa scolarité et nous envoie régulièrement des nouvelles. De notre côté nous lui faisons partager notre petite vie familiale.
Je ne sais pas comment sera sa vie d'adulte. Mais nous aurons à notre mesure permis sa scolarisation, l'obtention d'un métier, qui la fera vivre ainsi que sa famille.
A ceux qui nous disent que l'on devrait d'abord s'occuper de la misère chez nous, j'ai envie de dire que nous en prenons également notre part (ne serait-ce que par nos impôts!), mais que la construction de ces pays ne passe pas par la fuite de leur jeunesse et de leurs forces. J'ai la faiblesse de croire que l'on est plus heureux près de sa famille et de ses racines que dans un hôtel surpeuplé du XIIIè, si tant est que son pays offre des opportunités. Et ces opportunités, je veux bien aider à les créer.
vendredi 19 octobre 2007
Je blogue, tu blogues, il blogue...
Ce titre n'a pas pour seul mérite de vous faire réviser le présent de l'indicatif des verbes du 1er groupe (utile en ces temps de rentrée des classes), mais correspond à une reflexion que je me faisais en ouvrant Canalblog ce matin.
Que mettre dans ce nouveau message? L'angoisse de la page blanche! "Ô nuit! Ni la clarté déserte de la lampe sur le vide papier que sa blancheur défend". Ce thème ne m'avait pas réussi à un écrit blanc du bac français. J'avais axé tout le commentaire de Mallarmé dessus et récolté un 7, la plus mauvaise note de ma scolarité dans cette matière! Je me suis vengée au bac avec un 16. L'honneur était sauf.
Il y a des blogs très créatifs, qui montrent tous les jours des réalisations plus réussies les unes que les autres. A se demander s'il n'y a pas un contingent de clandestins chinois à la cave pour faire toutes ces merveilles. Si un inspecteur du travail passe par là...
D'autres sont le sujet de reflexions abouties, de billets d'humeur tous les jours différents et réussis. Où vont-ils chercher cela? Je suis sûre que je passerai ma nuit à cogiter mes tournures de phrases, et que mon sommeil, donc mon humeur s'en ressentirait. N'étant pas d'une patience d'ange avec Boulet et Boulette, ils risqueraient le placement sur dénonciation des voisins.
Il y a les instants de vie, les recettes de cuisine, les petites phrases et les photos. Un journal intime offert aux autres en quelque sorte. Ceux là j'aime les regarder quand je connais les auteurs, voir les nouveautés du petit dernier, l'évolution des travaux, le temps qu'il fait...mais je laisse rarement des commentaires. Je ne sais pas trop quoi dire, à part des banalités. Je sais , je pourrai être polie et dire bonjour, mais l'avantage du net sur la vraie vie c'est quand même la liberté.
Et moi dans tout cela? Pourquoi ces pages? D'abord par effet de mode, ou contagion. A force de lire des blogs, de devenir familière de certains d'entre eux, j'ai eu l'envie de faire pareil, tout simplement.
Pour garder le contact avec ceux qui sont loins, avec ces amitiés virtuelles mais que l'écrit a rendu proche. Ce qui est étrange, c'est que je n'ai pas encore franchi le pas de donner à ma famille et à mes amis réels l'adresse de ce blog. Etrange paradoxe que celui de livrer au monde ses réflexions intimes, tout en les célant à ses proches!
Et puis, je ne me leurre pas, il y a aussi une bonne part d'orgueil, du "regarde comme je suis heureuse, comme je travaille bien, comme ma vie est intéressante..." Peut-être le besoin de se prouver que le fait de ne pas travailler n'a pas joué sur mes neurones ou mes capacités créatrices...
Besoin également de se sentir comme appartenant à une communauté. De ne pas être seule derrière mon écran.
Et vous, pourquoi bloguez-vous?
samedi 29 septembre 2007
Les jeux de l'esprit
Voulant me faire plateau-repas ce soir (Boulet n°1 et Boulette n°2 couchés, Yessss) j'allume la télé et tombe sur le jeu de TF1 Le Grand Concours. Aucune tête connue! Et avec la présentation je comprends mieux, c'est le spécial téléréalité.
Participants de Koh-Lanta, l'île de la tentation, le Loft et autres joyeusetés cathodiques faisant étalage de culture générale! Mais pourquoi donc suis-je devant mon clavier et non pas devant ce moment hautement culturel?
J'avoue avoir suivi de loin d'abord, puis de plus près, les aventures du Loft 1. Rappelez-vous le déferlement médiatique qu'il avait entrainé, faisant même la une du monde! Chacun y allait de son commentaire, son éditorial, TF1 proclamait que jamais elle ne pratiquerait ce voyeurisme (ils ont tout de suite fait pire). Les participants nous sont vite devenus familiers, et 7 ans plus tard, on se rappelle encore d'eux .
Et depuis? On a gagné en bêtise, en sadisme, en exhibitionnisme (cette année il y avait des caméras sous l'eau pour, selon la production, filmer les épreuves aquatiques...mouaif). Le but suprême est l'élimination des plus faibles d'abord, puis des plus forts ensuite, ceux qui pourraient prendre la place, l'alliance des médiocres.
Le principe de Koh-Lanta me plairait (se débrouiller dans la nature, construire ensemble), mais tout est faussé par ces règles d'élimination: comment avoir confiance en son voisin, faire son maximum pour celui qui veut vous faire partir?
A ce stade, j'en devine qui s'interrogent sur le choix de mon titre.
En fait, j'ai été très marquée adolescente (ce qui était bien avant Endemol et consorts, et oui!) par un livre trouvé dans la bibliothèque familiale: Les Jeux de l'Esprit, de Pierre Boulle.
Dans ce livre, il imagine que les plus grands scientifiques mondiaux, les "Nobels", effrayés par la direction suicidaire que prennent les dirigeants de ce monde arrivent à imposer leur choix d'un "Gouvernement Scientifique Mondial", dont les membres sont issus d'un concours international les désignant comme les meilleurs. Pour exemple, ils doivent sur une dissertation de plusieurs jours expliquer comment résoudre la faim dans le monde, chiffres et solutions à l'appui.
Et tout commence bien, la faim dans le monde est en effet supprimée, de même la pauvreté; tout est sous contrôle...sauf l'ennui. Un nombre effrayant de suicides à travers le monde compromet ce bel équilibre. Puisqu'ils ont du pain, on leur donne des jeux! De bon enfant au début, ceux-ci deviennent de plus en plus immorals, cruels, sanglant...car le public humain se lasse très vite, et demande toujours plus.
Je suis très étonnée que personne n'ait jamais fait mention de ce livre paru en 1971 dans les analyses de la téléréalité. Car beaucoup de choses qu'il décrit apparaissent aujourd'hui prémonitoires. Et nous font nous interroger sur notre responsabilité de téléspectateur.
J'avoue que je regarde très peu ces programmes (même ceux qui ont un alibi musical), mais je suis des séries qui vont dans le même sens. Je ne suis pas innocente dans cette dérive. Mais je pense avoir conscience encore de certaines valeurs.
Qu'en est-il des jeunes qui commencent leur éducation télévisuelle avec de tels programmes? Si pour garder leur attention il en faut encore plus (de sexe, de larmes,de compétition...), quelles seront les prochaines étapes?
Si un jour chez un bouquiniste vous trouvez ce livre, achetez-le. La fin vous laissera sans voix.
jeudi 27 septembre 2007
Sinon, tu fais quoi?
Petite scène classique et bien connue à l'occasion d'un dîner, mariage, réunion d'anciens élèves (rayer la mention inutile), où la Florette se retrouve face à un inconnu.
Revenons donc à notre petite sauterie et à la question laissée en suspens, et répondons à notre brave interlocuteur (ou trice): "je suis femme au foyer". Là, les réactions varient, petit panel:
Air lubrique :"Et ton mari n'a pas peur de te laisser toute seule à la maison?"; Ça c'est celui qui a vu DH et qui croit que j'ai besoin d'un jardinier pour mes 3m2 de balcon. Si je ressemblais à Eva Longoria, que petitmari ne se vexe pas, je serai avec Tony Parker (Quoique Tiger Woods m'intéresserai plus en fait).
Petite anecdote, à cette question posée par le mari d'une assistante de direction, j'ai répondu:"et ça ne te gêne pas que ta femme se tape son patron?" Grand froid! Cliché pour cliché, autant se faire plaisir.
Air apitoyé: "Et tu ne t'ennuies pas trop?";Certainement moins que toi. Au vu de tous les salariés ou fonctionnaires (privé,public, même combat) qui hantent les forum de discussion à longueur de journée, on peut se poser la question.
Air envieux:"Ca doit être cool de passer sa journée à glandouiller en pyjama devant les feux de l'amour"; Désolée, ce n'est pas mon truc. D'abord le pyjama pour aller à l'école, faire les courses, à la sécu, au parc...ça n'est pas encore dans les moeurs; et puis glandouiller, OK, mais il faut pour cela faire abstraction du bruit ambiant. Eh oui, les enfants, ça ne dort pas toute la journée (si quelqu'un à la recette, je prends), et la particularité de Boulet et Boulette, c'est qu'ils dorment en décalé. Toujours un à se réveiller quand l'autre s'endort.
Air admiratif: "Waouh, ça doit être nickel chez toi. Tu fais les plats 10 fois avant de les servir?"; Autre fan de DH, mais version Bree. Image valorisante quoiqu'un peu rigide de la femme au foyer. A la maison c'est plutôt Lynette, j'avoue. D'ailleurs Bree n'est pas femme au foyer, elle est psychopathe.
Air intellectuel: "Et vous parlez de quoi avec ton mari?"; Ben je lui raconte les feux de l'amour, quelle question! Je lui parle de ses enfants, parce que ça l'intéresse. Je les vois grandir, pas lui. Je lui raconte mes lectures (journeaux, sites web du monde, de libé), les émissions écoutées à la radio, ou vues à la télé (qui en bossant peut regarder C dans l'air?), ce qui se passe sur les forums que je fréquente; je lui montre mes bidouilles; je l'écoute aussi. Et parfois, j'ai l'impression que ma journée a été plus intéressante que la sienne. Rassurez-vous, le contraire est aussi fréquent.
Autre réponse possible à la question posée en en-tête, de préférence avec petitmari à côté: "On s'est partagé les rôles avec Petitmari, il gagne l'argent, je le dépense. On me dit très compétente dans ma partie!"
Tout ça pour dire que la situation de femme au foyer me convient très bien à ce moment de ma vie de femme, de mère, de couple; que les choses ne sont pas figées et que je retravaillerai certainement un jour...ou pas; et que je suis vraiment contente d'avoir eu la possibilité de faire ce choix.
Sinon, vous savez quoi, aujourd'hui c'est l'anniversaire d'un super forum, né de la volonté et du travail de MPLR, accompagné du respect et de l'implication de toutes ses modératrices et ses membres. Alors pour ces deux belles anneés passées ensemble,
joyeux anniversaire le forum des FAF.
mercredi 26 septembre 2007
Moi je vous dis, c'est pas gagné...
Bien, bien, bien, mon premier message... Déjà ça commence mal, je ne sais pas trop quoi dire!
Faisons donc simple, petite présentation. Donc moi c'est Florette, 33 ans (ouille!), heureuse maman (enfin, là c'est vrai, ils dorment) de 2 charmants bambins: Boulet n°1, 3 ans et Boulette n°2, 7 mois. Petite pause carrière quand je me suis mariée, pour suivre mon cher et tendre qui me fait faire et défaire des cartons à peu près tous les ans. Et ça va bien, merci.
Après avoir trouvé canalblog (facile), avoir mémorisé identifiant et mot de passe (celui d'ebay, de la blondasse, ah, zut, il faut que je note), ben il faut se lancer. Déjà trouver un titre, pas trop nouille, pas trop utilisé, ne permettant pas aux pervers d'arriver directement chez vous.
Donc, vous avez échappé à "De mes 10 doigts", "Florette, comme la salade?" (j'l'aimais bien celui-là) ou encore une histoire de rimes entre Florette et "fouette". C'est celui-là qui m'aurait faite découvrir par tous les SM du web. J'ai eu pitié d'eux, ils ne sont peut-être pas passionés par tous les ouvrages de dadame qui vont bientôt foisonner sur ces pages (si, si, je vais en finir, promis!), ou les perles de boulet n°1 (boulet n°2 ne parle pas encore, donc pour le moment, vous y échapperez).
Bref, bienvenue dans mon petit univers, où vous trouverez un peu de tout. Je suis plutôt eccléctique comme fille, et ça risque d'être l'auberge espagnole. Vous êtes prévenus, vous entrez à vos risques et périls.








