Florette dans Google a souvent comme première incidence une marque de salade sous cellophane avec laquelle je partageais déjà des racines cotentinoises. Il va me falloir rajouter une variété: Batavia!

Et oui, depuis 2 mois maintenant, nous avons filé vers le grand nord (avis aux sudistes: il y a encore plus froid et humide que la Bretagne et la Normandie, promis), puisque nous voici au royaume du vélo, du hareng, des tulipes et du café qui fait rire: les Pays-Bas!

Oui je sais, quand monsieur Florette m'a annoncé la nouvelle mutation, j'ai commencé par rire un bon coup, puis quelques mois après nous voici installés dans le Limbourg, province néerlandaise coincée entre la Belgique (flamande et wallone) et l'Allemagne. Monsieur Florette est toujours dans le même ministère mais fait un métier radicalement différent de ce qu'il faisait en France; les enfants sont scolarisés non plus dans l'école de quartier au coin de la rue, mais en structure internationale; et moi j'ai de nouveau rangé mes instruments de torture que j'avais repris en septembre dernier pour réendosser mes attributs de mère au foyer, doublés cette fois ci d'une casquette d'expatriée (un bien grand mot quand on est à 2h30 de Thalys de Paris, mais bon).

Notre adaptation se passe bien, nous restons en Europe (et plus encore en zone euro, pas de gymnastique mathématique quand je vais acheter le pain) et sommes dans de bonnes conditions matérielles et sanitaires (c'était un point important dans l'acceptation de la mutation,j'ai une petite épée de Damoclès au-dessus de ma tête, un service d'urgence était une condition sine qua non pour quitter la Bretagne)! Maintenant il y a plein de différences avec la France qui nous rappellent que nous sommes à l'étranger.

Concernant la langue, les Hollandais sont presque tous bilingues en anglais, ce qui nous facilite grandement la vie quotidienne: démarches administratives, courses, relations de voisinage... Tout se fait en anglais! Et là je me dis que les heures perdues à regarder mes séries en VO avec ou sans sous-titres n'étaient pas si perdues que cela: je parle anglais! C'est d'ailleurs devenue la langue familiale, entre la vie quotienne, le travail de monsieur et l'école anglophone des enfants (pas d'école française sur place, on a fait le choix de l'internationale anglophone, les enfants ne nous disent pas - encore- merci). Je m'essaye néanmoins au néerlandais, en faisant  appel à mes souvenirs de collège et lycée en allemand. Mais je ne désespère pas de parler correctement à notre retour dans 3 ans.

Il va donc y avoir plein de choses à raconter, entre le quotidien, les visites de ce magnifique pays, les us et coutumes des cyclistes, les bricolages pour les différentes "charities", travail ou école), et mes découvertes culinaires. Plus d'excuses pour ne pas faire de nouveaux posts.

 

Tot ziens!